Comprendre la maladie et les options de traitement, c’est la première étape pour faire des choix éclairés et reprendre confiance.

Nos réponses à vos questions

Vous êtes vous même atteint d’un cancer de la prostate et cherchez à avoir des réponses à vos questions ou alors l’un de vos proches est concerné et vous souhaitez lui venir en aide ?

Notre foire aux questions est un moyen vous permettant d’avoir un premier aperçu des sujets liés au cancer de la prostate et au traitement Hifu. Pour aller plus loin n’hésitez pas à prendre rendez-vous dans l’un de nos centres et consulter un professionnel de la santé.

Quels sont les effets secondaires les plus courants du traitement du cancer de la prostate ?

Les effets secondaires des traitements du cancer de la prostate varient selon la gravité du cancer traité et le traitement choisi. Cependant certains effets secondaires sont récurrents car étroitement liés à la prostate et à son emplacement. Les deux principaux effets secondaires que l’on retrouve avec la plupart des thérapies sont les troubles urinaires/l’incontinence urinaire et les troubles de l’érection.

Les troubles urinaires désignent toutes sortes de symptômes : présence de sang dans les urines, inflammation de la vessie ou de l’urètre, besoins fréquents et pressants d’uriner ou encore, sensations de brûlure en urinant. L’incontinence urinaire temporaire ou permanente peut aussi faire partie des effets secondaires. Pour limiter les conséquences indésirables de ces effets, les préconisations peuvent varier d’un traitement à un autre. Par exemple, une rééducation peut être envisagée dans le cadre de l’incontinence et l’on peut préconiser au patient de boire en quantité de l’eau non gazeuse et d’éviter le café et le thé : le but est d’avoir des urines claires.

Les troubles de l’érection désignent une perte de qualité au niveau des érections. Ils dépendent de la qualité des érections avant l’opération et peuvent se manifester bien plus tard. Des traitements supplémentaires peuvent être proposés au patient pour améliorer cet effet secondaire.

Que faire en cas d’effets indésirables ?

Si le patient pense souffrir d’un symptôme anormal, il est important qu’il prenne rapidement contact avec un médecin afin d’en identifier la cause exacte. Pour de plus amples informations sur la source de cet article et les effets secondaires , vous pouvez vous reporter à ce lien.

Focal One® est un dispositif médical permettant le traitement du cancer localisé de la prostate par HIFU. Ce dispositif permet un traitement local mini-invasif, en une seule session, répétable si nécessaire engendrant peu d’effets indésirables. Focal One® est le dernier né et il est le premier dispositif dédié à la thérapie focale du cancer de la prostate. Il permet de fusionner les images des outils de diagnostiques (IRM, biopsies) pour cibler uniquement la zone de la prostate atteinte par le cancer.

Les principaux effets indésirables du traitement HIFU total connus sont : des rétrécissements de l’urètre intra prostatique (sténose) pouvant survenir dans les mois suivants le traitement, des incontinences urinaires d’effort ou une dysfonction érectile. 

Les premiers résultats du traitement focal montrent une excellente préservation de la qualité de vie avec un retentissement minime sur les fonctions urinaire et sexuelle. 

Source : Livret patient Focal One ©EDAP TMS

Le traitement HIFU est dit mini-invasif car il n’engendre aucune incision ni cicatrice.

Le traitement n’est pas douloureux car il est réalisé sous anesthésie loco-régionale ou générale pour éviter tout mouvement du patient. Les suites du traitement ne sont pas douloureuses mais les patients ressentent un léger inconfort qui se dissipe au bout de quelques heures. Le traitement étant non-invasif, il n’y a pas de cicatrice et aucune sensation de brûlure habituellement associée à la radiothérapie.

Source : Livret patient Focal One ©EDAP TMS

Le traitement par HIFU soigne le cancer localisé de la prostate en focalisant des ultrasons de haute intensité sur une zone définie à l’intérieur de la prostate. Cette concentration d’ultrasons élève la température au point focal jusqu’à la destruction des cellules de la glande sans endommager les tissus environnants. Le traitement par HIFU est non-invasif (sans incision – sans radiation).

Ce traitement est particulièrement indiqué pour le traitement complet ou radical (toute la glande) des patients avec :

  • Un cancer localisé au stade T1 ou T2
  • Un score de gleason inférieur ou égal à 7
  • Le désir de conserver une qualité de vie optimale après traitement

Le traitement des cancers de stade plus élevés (T3) ou de cancers plus agressifs (score de Gleason supérieur à 7) sont envisageables mais cette option doit être discutée au préalable avec un urologue expert de la technique.

Le traitement par HIFU est répétable et peut également s’adresser en seconde intention, après un échec de radiothérapie.

Focal One et ultrasons focalisés de haute densité

Grâce au dernier dispositif médical de la gamme HIFU appelé Focal one, l’urologue peut maintenant décider d’adresser un traitement focal si les caractéristiques du cancer et les choix du patient le permettent. Cette approche thérapeutique vise à obtenir un « contrôle de la maladie » en effectuant un suivi rapproché du patient et en répétant le traitement si nécessaire. Cette prise en charge novatrice est actuellement en cours d’investigation et les premiers résultats montrent une parfaite conservation des fonctions sexuelle et urinaire. La thérapie focale s’impose comme une réponse intermédiaire entre la surveillance active et les traitements radicaux : le cancer est efficacement traité mais de manière mini-invasive, préservant la qualité de vie des patients et levant le stress psychologique que peut représenter le suivi actif pour le patient.

Seul votre urologue pourra vous indiquer le traitement qui vous convient en fonction des caractéristiques de votre cancer.

Source : HIFU-Prostate

L’urologue, en fonction des caractéristiques de votre cancer et de vos choix établira en consultation un plan de soin. Dans le cas d’un cancer localisé, différentes options de traitement pourront vous être proposées parmi la surveillance active, le traitement par ultrasons focalisés, la curiethérapie et la cryothérapie.

Les traitements de référence du cancer de la prostate (chirurgie ou radiothérapie) donnent de très bons résultats sur le contrôle du cancer. Le principe sur lequel ils reposent est de retirer ou de détruire l’ensemble de la prostate. Le problème est le risque d’effets secondaires pouvant affecter la qualité de vie du patient, dont les deux principaux sont l’impuissance et l’incontinence.

Les objectifs du traitement focal sont de traiter uniquement la zone concernée par le cancer et de laisser le reste de la prostate intact pour éviter les risques d’impuissance et d’incontinence.

Le traitement par ultrasons thérapeutiques et plus précisément avec le dispositif Focal One®, permet de cibler uniquement la zone de la prostate atteinte par le cancer grâce à son logiciel intégré de fusion d’images de diagnostiques (IRM et biopsies) et à sa nouvelle sonde de traitement à focalisation dynamique qui permet un traitement millimétrique.

Les cancers de la prostate peuvent être abordés de différentes manières selon leurs caractéristiques. Plusieurs modalités peuvent être proposées, seules ou en association. 

Selon les cas, le ou les objectif(s) sont de :

  • Surveiller l’évolution de la maladie pour retarder la mise en route d’un traitement ;
  • Supprimer ou réduire la tumeur et/ou les métastases ;
  • Réduire le risque de récidive ;
  • Ralentir le développement de la tumeur ou des métastases ;
  • Traiter les symptômes engendrés par la maladie pour assurer la meilleure qualité de vie possible.

Les options de traitement possibles et fonction du stade du cancer de la prostate sont :

  • Surveillance active
  • HIFU (Ultrasons thérapeutiques à haute intensité)
  • La prostatectomie radicale (ablation de la prostate)
  • La radiothérapie
  • La curiethérapie
  • La cryothérapie
  • L’hormonothérapie
  • La chimiothérapie

Le plan de soin devra être abordé avec l’urologue en consultation pour définir la meilleure stratégie de traitement possible en fonction des caractéristiques du cancer et des choix du patient.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) ressemble à un scanner mais utilise un champ magnétique au lieu de rayons. L’IRM de la prostate permet de visualiser très précisément les tissus mous et de voir si le cancer a atteint d’autres organes. [1] 

L’IRM prostatique permet la détection, la localisation, l’estimation du volume des foyers tumoraux et le bilan d’extension. Ces informations couplées aux résultats des biopsies ciblées permettent d’obtenir une cartographie précise du cancer de la prostate et d’adapter au mieux la prise en charge thérapeutique de chaque patient. L’IRM a également un rôle pour la surveillance des traitements focalisés et la détection des récidives locales après traitement curateur. [2]

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[1] © HIFU-Prostate
[2] Prog Urol, 2015, 25, 15, 933-946

Des biopsies de la prostate seront indispensables pour lever un doute secondaire à l’examen clinique et au dosage du PSA. Les biopsies consistent à prélever plusieurs petits fragments de tissus sur les deux lobes de la prostate sous guidage échographique et de les faire examiner au microscope par un médecin anatomopathologiste.

Comment est réalisée une biopsie de la prostate ?

Ces prélèvements sont faits à l’aide d’une aiguille spéciale, par voie rectale et sous anesthésie locale, en ambulatoire. Les biopsies de la prostate permettront d’affirmer le diagnostic du cancer et également de fournir des informations pronostiques sur l’agressivité des cellules (grade du cancer exprimé par le score de gravité dit Gleason Score).

Source : « Le Cancer de la Prostate » La Ligue contre le cancer – Septembre 2009

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Le score de Gleason est un score histopronostique du cancer de la prostate. C’est LE facteur pronostique du cancer de la prostate. Le tissu prostatique comporte plusieurs composants : un tissu glandulaire, un tissu musculaire lisse et un tissu stromal. Le cancer de la prostate est un adénocarcinome issu de la transformation tumorale des glandes prostatiques.

Les différents grades du score de Gleason

Gleason définit une classification architecturale gradée de 1 à 5 : le grade 1 est ainsi pratiquement identique à la glande normale et ne se distingue que par des modifications cellulaires, le 3 voit apparaître des petites glandes presque jointives, le 5 une destruction complète des glandes et la présence uniquement d’amas cellulaire tumoral. Lorsque plusieurs populations tumorales différentes sont présentes au sein de la glande, le score de Gleason est alors la somme des grades des deux populations tumorales les plus fréquentes. Il peut aller ainsi de 2 (soit 1 + 1) noté 1–1 à 10 (soit 5 + 5) noté 5–5 en fonction de l’agressivité du cancer (10 représentant le cancer le plus agressif).

A lire : Tout savoir sur la prostate

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Mieux comprendre son taux de PSA

Normalement, le PSA se situe en dessous de 4 nano-grammes par ml (ng/ml). Un taux élevé de PSA ou sa progression rapide de 0.75 ng/ml par an sont des éléments qui font suspecter un cancer de la prostate.

 

Taux de PSA élevé : quelle signification ?

 

Cependant, un taux élevé de PSA ne signifie pas automatiquement un cancer de la prostate car il peut augmenter dans diverses affections prostatiques (adénome prostatique, prostatite). Inversement, un taux normal de PSA ne permet pas d’exclure l’existence d’un cancer de la prostate. Seul un diagnostic approfondi pourra confirmer un cancer de la prostate.

Source : « Le Cancer de la Prostate » La Ligue contre le cancer – Septembre 2009

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Une prise en charge de plus en plus efficace

Les progrès de la détection et de la prise en charge du cancer de la prostate ont fait fortement reculer la mortalité de ce cancer. Avec moins de 9 000 morts par an en France, le cancer de la prostate se situe au troisième rang des décès par cancer chez l’homme, derrière les cancers colorectal et pulmonaire. Le cancer de la prostate, une fois traité, restera surveiller pour éviter une récidive.

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Passé l’étape de l’examen clinique, une échographie pourra compléter l’examen. Le dosage du PSA (substance spécifique de la prostate qui circule dans le sang), par simple prise de sang, permet de détecter et de surveiller l’évolution de la maladie.

L’importance du taux de PSA

En fonction du stade de la maladie et du traitement utilisé, l’interprétation par votre médecin, du dosage du taux de PSA ne se fera pas sur les mêmes critères [1]. Les tests de PSA sont souvent préconisés à partir de 50 ans. Le taux de PSA est augmenté en cas de pathologie de la prostate mais ne permet pas de diagnostiquer un cancer [2]. Pour cela il faut réaliser des examens complémentaires. [1] Bollet MA et al. Evaluation de la réponse aux nouvelles thérapeutiques dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration. JOG J Oncogeriatrie 2012; 3(1);48-55 [2] La prise en charge du cancer de la prostate. Guide patient – Affectation de longue durée, HAS, juin 2010

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Les meilleurs moyens de dépistage

Le premier moyen de dépistage du cancer de la prostate est l’examen clinique. La palpation de la prostate lors d’un toucher rectal permet d’apprécier le volume de la glande, sa consistance et d’éventuelles extensions à la vessie et au rectum.

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Le cancer de la prostate est le plus fréquent, chez l’homme, en France : 53 913 nouveaux cas en 2011. Il représente près de 26% de l’ensemble des cancers incidents masculins. Ce cancer survient dans environ 66% des cas chez des hommes âgés de 65 ans et plus.

Mortalité du cancer de la prostate chez l’homme

Ce cancer se situe cependant au troisième rang des décès par cancer chez l’homme. Près de 79% des décès concernent des hommes de 75 ans et plus. La mortalité diminue régulièrement depuis 1990 grâce à l’amélioration des traitements et à l’accès au dépistage qui permet de les diagnostiquer à un stade précoce. [1]

[1] Source : « Les cancers en France en 2016 » Institut National du Cancer – 2016

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Le cancer de la prostate se développe à partir des glandes prostatiques (adénocarcinome). Le plus souvent, il n’occasionne pas de troubles urinaires car il se développe plutôt en périphérie de la prostate et ne comprime pas l’urètre.

Les troubles causés par le cancer de la prostate

Cependant, il peut arriver que le cancer occasionne des troubles, en particulier à un stade avancé :

  • Fréquence anormale des besoins d’uriner, surtout la nuit
  • Difficulté à émettre les urines : temps d’attente, jet faible, évacuation complète
  • Blocage complet (rétention aiguë d’urine)
  • Douleur en urinant 

Dans la plupart des cas, le cancer de la prostate sera détecté au cours d’un bilan de santé de façon fortuite. [1]

[1] Source : « Le Cancer de la Prostate » La Ligue contre le cancer – Septembre 2009

Il n’existe pas de mesure préventive spécifique du cancer de la prostate. Certaines personnes ont un risque plus élevé que la moyenne. Il s’agit des individus : [1]

– Ayant deux parents proches (par exemple, un père + un grand-père + un oncle) atteints d’un cancer de la prostate ;
– Ayant un parent proche atteint de cancer de la prostate avant l’âge de 45 ans ;
– D’origine africaine ou antillaise.

Le rôle de l’alimentation dans le cancer de la prostate

Quelques pistes également côté alimentation. Plusieurs études épidémiologiques menées dans les années 90 [2 ;3 ;4], ont souligné la mauvaise influence d’un régime alimentaire contenant trop de matières grasses. Les graisses animales seraient les plus néfastes.

Les hommes qui ne mangent pas de poisson auraient deux à trois fois plus de risque de cancer de la prostate. [5]

Enfin la consommation de graines de lin pourrait ralentir la progression du cancer de la prostate. Les graines de lin seraient capables de diminuer le taux de testostérone dans le sang, hormone soupçonnée d’accélérer la progression du cancer de la prostate. [6]

[1] Source : « Le Cancer de la Prostate » La Ligue contre le cancer – Septembre 2009
[2] J Natl Cancer Inst 1993;85:1571-9
[3] Lipids 1992;27:798-803
[4] J Natl Cancer Inst 1993;85:1538-40
[5] – Lancet 2001 Jun 2 ;357(9270) :1764-6
[6] – Urology 2001 Jul ;58 (1) :47-52