Le cancer de la prostate se dépiste et se traite efficacement. Comprendre sa situation aide à avancer sereinement.
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Tous les organes du corps sont constitués de cellules spécialisées dans différentes activités. Il existe en permanence un processus de régénération par division cellulaire. La division cellulaire peut aboutir à des cellules défectueuses, dont certaines sont malignes (cancéreuses). Parfois, leur prolifération est plus rapide que celle des cellules normales. Lorsque les mécanismes de défense de l’organisme (le système immunitaire) ne parviennent pas à les éliminer, il en résulte une formation tissulaire appelée tumeur maligne ou cancer.
D’abord localisée, la tumeur risque d’implanter ses cellules dans les organes avoisinants. On parle d’envahissement loco-régional. Lorsque les cellules tumorales empruntent les voies sanguines et lymphatiques pour parvenir dans des organes éloignés, on parle de métastases.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes, mais pas le plus meurtrier. C’est la 3e cause de décès par cancer après le cancer du poumon et le cancer colorectal. Fortement lié à l’âge, le cancer de la prostate est rare avant 50 ans, et c’est autour de 70 ans que le nombre de cas est le plus élevé. Son agressivité est variable : certains cancers évoluent de façon lente et sans symptôme, tandis que d’autres évoluent rapidement vers l’envahissement locorégional et métastatique. Dans les stades précoces de la maladie, il n’y a généralement pas de signe ou symptôme.
Remarque : les données de mortalité proviennent du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC).
Source : Panorama des cancers en France. Édition 2024 Édité par l’Institut national du cancer (INCa)
La détection du cancer de la prostate se base sur plusieurs points : les antécédents familiaux, l’examen de la prostate, le dosage sanguin du PSA, une IRM puis des biopsies.
Sa taille et son volume varient avec l’âge et d’un individu à l’autre. Située sous la vessie, devant le rectum, la glande prostatique entoure la partie haute de l’urètre (canal qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps).
La stratégie est adaptée à chaque cas
individuel. Elle dépend avant tout des
caractéristiques du cancer dont le
patient est atteint : la localisation, le grade et le stade.